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Tout corps branché sur « Art »
est appelé à s’émouvoir

Les intentions ont la vie dure dans le monde de l’inattention.

Chez The Nice Print, nous militons pour redonner vie aux photographies. Celles qui croupissent dans les geôles informatiques de ces photographes talentueux que nous dénicherons tour à tour pour leur rendre liberté. Les photographies n’ont-elles pas, elles aussi, le droit à l’image ? En photographie, tout est technique, et rien ne l’est. Tout est informatique, mais rien ne l’est. Tout est sentiment. Et rien n’est laid. La définition même de la photographie est poétique pour qui saurait voguer entre les lignes.

Mais qu’est-ce qui se joue sur une image ?

Qu’est-ce qui provoque le sentiment ? Cette envie de scruter chaque ligne, chaque courbe et chaque rêve immortalisé sans y poser les yeux véritablement ? La photographie d’art, c’est une aventure. Celle qui nous désintéresse du making of. Aujourd’hui, tout le monde peut prendre des photos, et tout le monde le fait. Reflex, bridge, compact, smartphone, webcam, GoPro, drone et même voiture… Chaque outil permettant de faire un clic devient peu à peu accessible à tous. Une démocratisation que l’on pourrait prendre pour une banalisation si nous ne savions pas ce que vous savez.

Le photographe d’art donne du sens à son image.

Qu’importe la profondeur de champs, au diable l’homothétie, l’ouverture, la sensibilité, la résolution, la vitesse d’obturation, le nombre de déclenchements par seconde. C’est en cela que réside la beauté de la photographie. Dans ce coup de pinceau que peu savent brosser à leur façon pour qu’ils ne se voient plus au moment du tirage. Cette signature intangible et juste assez perceptible pour changer l’image en œuvre. Cette patte, c’est la sensibilité du photographe qui ne peut exister qu’à travers celle du spectateur. Cette propension à créer qui ne peut être observée que si quelqu’un regarde. Un arbre majestueux et pourtant seul au cœur d’une clairière, un bâtiment qui semble jaillir de terre et se laisse pourtant peu à peu gagner par la végétation, l’immobilisme d’une ville si lointaine.

La photographie d’art, c’est ce que l’artiste y a mis, ce que vous y voyez, tout ça en même temps. Ou rien du tout.